samedi 31 mars 2012

Récits de voyages jour 1 et jour 2


Pour illuster le voyage, nous avons demandé aux acteurs de celui-ci de témoigner de leur expérience.
Voici leur récit, un récit héroi-comique, qui témoigne de leur longue, très longue, épopée !!


Eugénie, Olivia et leur troupe...
"Notre épopée débuta le dernier vendredi de mars de l’an de Grâce 2012, avant même que les premières lueurs ne soient apparues. Le rassemblement se fit devant le temple du savoir, où notre bus nous attendait. Au moment du départ, Sullivan, un de nos valeureux soldats manquait à l’appel.  Prenant notre courage à deux mains, nous décidâmes d’attendre son arrivée pour débuter notre quête. Au bout de longues minutes, nous choisîmes de partir sans lui, puisqu’il s’avéra que le chant du coq ne l’avait pas tiré des bras de Morphée.

Notre aventure commença donc sur les autoroutes A85 et A71. Sur l’aire "Centre de la France", durant une pause bien méritée, nous eûmes l’heureuse surprise d’être rejoints par le fier Sullivan, qui nous avait rattrapé. Il nous fallut traverser tout le territoire français, et le voyage fut long, bien que ponctué de nombreuses pauses et leçons de géographie. Cependant, il nous a permis de découvrir de merveilleux paysages jusqu’alors inconnus. Les heures défilaient, le soleil atteignit son zénith, puis le dépassa, mais nous n’étions pas encore arrivés à notre destination. Il a toujours régné une entente admirable entre les membres de la troupe de cette expédition, et celle-ci se ressentait dans les rires, les chants que l’on entendait retentir. Durant le trajet, nos professeurs nous annoncèrent que le premier hôtel dans lequel nous allions nous rendre possédait des chambres pour cinq disciples, répartition que nous n’avions pas envisagée lors des préparatifs de notre épopée, une mésaventure qui fut rapidement réglée.


Le passage de la frontière se fit par le tunnel de Fréjus, longue traversée obscure. Arrivés en terre inconnue, nous parvînmes avec moult difficulté à trouver notre gîte. Heureusement, après d’intenses recherches, nous pûmes sortir de notre flèche d’acier, et pénétrer dans le lieu sacré qui allait nous servir de refuge pour la nuit. Il se trouvait face à la mer, et son architecture était fort carrée, imposante. Et pour cause ! Il s’agissait d’un ancien camp d’entrainement pour les balilas, ces jeunes enfants endoctrinés par Mussolini lors de la Seconde guerre mondiale. Sans doute leurs esprits hantaient encore ce lieu, mais ils ne vinrent pas nous rendre visite de tout le temps que nous y passâmes.

Notre chargement déposé dans les pièces à coucher, nous nous rendîmes tous dans le réfectoire, où nous attendait un plantureux repas typiquement italien, composé de pâtes, parfait pour nous redonner des forces. Notre souper pris, nous allâmes dans nos chambres, afin de faire nos toilettes, rêvant tous d’une eau délicieusement chaude qui nous détendrait. Mais horreur, celle-ci n’était pas froide, non, mais glaciale, pénétrant la peau jusqu’aux os, figeant notre sang dans nos veines. Les plus valeureux décidèrent de braver la morsure du froid, et de prendre leur douche, coûte que coûte. Certains d’entre nous, plus couards,  se sont rabattus sur de simples lingettes pour se nettoyer. Finalement, nous fûmes tous lavés, et nous couchâmes pour une nuit de repos bien méritée.

Le lendemain, le coq chanta à la septième heure du jour, et nous dûmes commencer à nous préparer pour la suite de notre quête. Rapide repas, puis à nouveau nous nous nettoyâmes et nous habillâmes,  avant de se rendre à notre point de rassemblement. Nos chefs nous annoncèrent que le valeureux Sullivan, qui avait failli à son devoir, devait être puni pour cette faute. Et la sentence était tombée. Il devait faire dix pompes au bord de la piscine, sans fléchir sous les flashs, les vivats ou les huées des autres soldats. Cette tâche effectuée, nous pûmes remonter dans notre autobus, et reprendre la route."

Arnaud, Paul, Alexis et les autres...
            "Notre seconde destination fût la carrière de marbre «cava di marmo» que nous atteignîmes rapidement. Ce terrible périple rempli de gouffres sinueux et hostiles où nous devions être sur nos gardes à chaque seconde qui passa. Mais, soudés par le fer de nos armes nous parvînmes au bout de cette longue bataille avec l’appui de nos valeureux chefs et de notre courageux Phiphi !

            Malgré la fatigue et la faim des fantassins, leur mental et leur curiosité les poussèrent a dévorer l’histoire et le savoir de cette Carrière de Marbre … Voici le témoignage de l’un de nos plus valeureux soldats : Caporal Chamton
« Nous voilà enfin dans les Apennins, plus précisément au Nord : Les Alpes Apuanes.
Nous étions éblouis par la blancheur de cette roche qu’il fallait recueillir pour
assurer le bon déroulement de notre mission. Je me suis éloigné un bref instant,
seul, à fin de pouvoir examiner la montagne dans les moindres détails.

( croquis à venir)
J’ai pu donc constater que la roche était composée en plus grande partie de blanc
mais qu’elle était aussi composée de traits gris qui sont , en fait, de l’argile qui fut mélangée au calcaire lors de la sédimentation. Et de cristaux qui brillaient à la lueur
du jour qui sont en fait du quartz. Je suis ensuite allé retrouver Capitaine Delbousquet qui était en train d’expliquer la formation, les origines, les conditions et l’époque où est apparu cet impérial marbre de Carrare. J’ai pu comprendre que ce marbre était une roche métamorphique qui se forme sous l’action d’une tectonique de compression. Le marbre se forme dans les profondeurs du Globe sous haute température et pression, ce qui le rend malléable. Cette formation a duré entre 20 et 30 millions d’années et a commencé il y a 50 millions d’années, et s’est donc déroulée à l’ère tertiaire. Nous avons également appris que le marbre était une roche plutôt décorative utilisée depuis l’empire romain pour les bâtiments et les sols.  Le marbre est plus ou moins pur selon le pourcentage de calcites qui le composent, celui de Carrare est célèbre par sa pureté (+95 % de calcites) et par le fait que Michaël Ange ait fait beaucoup de ses sculptures avec. »
            Nous repartîmes ensuite en bus direction de Prato, presque chacun fit l’acquisition d’une magnifique glace italienne durant notre quartier libre. Une fois repus, nous allâmes visiter le musée de la déportation, ce musée fut érigé en mémoire à 29 martyrs. Les vidéos de témoignages d’anciens déportés, photos et objets du quotidien étaient choquantes. Apres cette courte visite, nous avons repris la route afin de rejoindre notre second gîte…"

2 commentaires:

Veronique Joyeux a dit…

un bonjour dominical!
Bravo à toute le troupe de ces valeureux soldats pour ces beaux témoignages et bravo au capitaine Delbousquet pour avoir accompli avec succès cette première mission !
En espèrant que le temps soit avec vous et surtout que le ciel soit bien dégagé pour admirer les beaux paysages de la baie de Naples des hauteurs du Mont Vésuve .VJ

evan dummy a dit…

Merci pour cet épique récit. Faute d'être parmi vous, nous avons l'impression d'être du voyage grâce à ce lien.
Nous avons hâte de lire la suite de vos aventures et espérons que vos prochaines douches seront... chaudes !
Nous vous souhaitons un très bon voyage.
Famille Génot