dimanche 23 janvier 2011

Bonsoir à tous,

Voici quelques petites précisions sur l'essentiel à retenir de la visite de Tours faite vendredi dernier 21 janvier.
Vous trouverez ici un certain nombre d'indications sur le parcours et les étapes essentielles à retenir.
Mais n'oubliez pas que vous ne devez pas copier tout en entier, et que vous devez avant tout réponsdre au devoir à la maison à rendre pour vendredi 28 janvier (étude de cas sur Tours au Moyen-Age).
La cathédrale Saint-Gatien
Fondée au XIIe siècle, sa construction s'est étalée jusqu'au XVIe quand les tours ont été achevées (style Renaissance). Pourtant, l'essentiel de la cathédrale est gothique (arc boutants, portail,...). La hauteur de la nef s'élève à 30 m environ, et ses tours à 70m.
intérieur
L'intérieur est du gothique pur (lumière et croisée d'ogives). Rosaces remarquables au dessus du portail et du transept sud. Les vitaux sont très nombreux, et variés. Ils expriment des thèmes bibliques, comme la passion de Christ ou la vie de Saint-Martin, évêque du seconde siècle après JC et évangélisateur de la Gaule. Il est mort à proximité de Toutrs, son coprs a été ramené par des moines et sa sépulture est devenue l'objet d'un pèlerinage très important tout au long du Moyen Age. Ce pèlerinage est à l'origine de la fortune de Tours.
extérieur
Remarquer les nombreux arc-boutants qui soutiennent la nef et le chevet. L amonumentalité de la cathédrale, siège d el'évêque. La cathédrale est un des chef-d'oeuvre du gothique.

Le mur gallo-romain
Il reste des parties du mur au dessus du cinéma les studios, et aussi derrière les archives départementales de Tours rue des ursulines. Il ceinturait la partie la plus ancienne de Tours, où se trouvait le château et la cathédrale. Il a également utilisé le tracé d'un ancien amphithéatre romain. (voir pour cela le plan distribué). Il porte encore la trace de l'assaut des vikings du IXe siècle.
A partir du XIVe siècle, l'ensemble des deux parties de la ville, le castrum et le nouveau bourg de Châteauneuf ont été ceinturés par des remparts.

La rue Colbert et la place foire le Roi
Entre le IXe siècle et le XIIIe siècle, cette zone n'a pas été comprise dans la ville de Tours. C'est lorsque la ville a commencé à s'étendre que des commerces et des négoces ont vu le jour dans cette partie de la ville. La rue Colbert occupait le tracé de l'ancienne voie romaine, et la place foir le roi avait une fonction particulière : marché royal, ce qui marque à la fois le contrôle progressif à partir de 1204 des rois de FRance sur la ville de Tours, et aussi place des exécutions capitales.
Cela explique le passage du coeur navré, où les condamnés passaient avant d'être exécutés.
UN peu plus loin, on trouve latrace du négoce d'un armurier, où a été armée Jeanne d'Arc avant le siège de Chinon en 1429.

L'hôtel de Semblançay
Il ne reste de cet hôtel qu'une façade détruite en 1940 lors des bombardements de la seconde guerre mondiale. Il est pourtant remarquable, et de style Renaissance. Construit pour Jacques de Beaune de Semblançay, proche conseiller de François 1er, par ses dimensions, il montre à quoi pouvait ressembler un grand hôtel particulier de la noblesse au XVI e siècle. Ces grandes maisons urbaines marque à la fois la richesse de cet ordre privilégié, et la puissance de la royauté dans la ville.

L'abbatiale Saint-Martin
Il ne reste que deux tours de la puissance abbaye Saint-martin, détruite à la Révolution Française. Pourtant, c'était un des plus grands et célèbres édifices religieux de la Chrétienté. Construite sur le tombeau de Saint-Martin au XIIe siècle, dans un style roman, elle marque le centre dès cette époque d'un quartier nouveau de Tours, qui se développe à partir du pèlerinage auprès de ce saint très célèbre : Châteauneuf. Autour de ce quartier, se développent des commerces de tout type jusqu'à la place Plumereau et le quartier des tanneurs (ceux qui travaillent les peaux des animaux) placé le long du fleuve (où se trouve aujourd'hui l'Université François Rabelais). Dans ce quartie, une riche bourgeoisie tenta et obtint plus de libertés dès 1120 par une charte de commune.
La basilique Saint-Martin existe toujours, mais elle a été reconstruite à la fin du XIX e siècle. La rue des Halles actuelle conserve encore le tracé des piliers de cette immense abbatiale dont aujourd'hui il ne reste que quelques vestiges.

Voilà en résumé les différents aspects de la visite. Vous pouvez toujours poser des questions complémentaires par mail

A bientôt
E. Gagnepain

Aucun commentaire: